Magasin Ikea - Humour de maman - humour de parents - anecdote drôle
Blablas au rhum

Maman, on va chez IKEA ?

Maman, on va chez Ikea ?

Voici la phrase que j’entends très très trèèèès régulièrement à la maison.

Eh oui, mes adorables filous de six et huit ans sont adeptes du grand géant bleu et jaune. Ils adoooorent aller chez Ikea.

Mes loulous en sont tellement fans qu’entre une sortie dans un parc de jeux intérieurs et une visite du fameux catalogue en 3D, le choix est vite fait : ils préfèrent aller chez Ikea. Et ce n’est même pas pour aller au Smäland, cet espace de jeux dans lequel les parents peuvent laisser leurs mômes pendant qu’ils font leur shopping.

Non, mes enfants veulent aller dans le magasin.

Il faut bien avouer que, d’un point de vue ludique, la marque suédoise fait fort : les bambins peuvent jouer au papa et à la maman dans un défilé d’appartements grandeur nature.

Et les miens s’en donnent à cœur joie :

Ma fille joue les working-girl en tournoyant sur les chaises de bureau ; puis, elle devient aussitôt une cocooning-girl en sirotant un thé imaginaire dans un lit grand comme trois fois le sien. Elle se faufile ensuite derrière un rideau coloré pour prendre une douche ou un bain ; c’est tellement drôle de se doucher habillée.

Mon fils, lui, aime feindre d’être un grand chef cuisinier en maniant avec une dextérité – elle aussi, imaginaire – les casseroles et les poêles. Ou s’affaler dans un confortable canapé pour faire semblant de lire un livre (en suédois). Et bien sûr, découvrir quel trésor se cache derrière chaque porte de placard.

Bref, ça court, teste, ouvre, referme, manipule, soulève, explore et, surtout, rigole dans tous les sens.

Moi, je m’amuse à les prendre en photos ou à les filmer, comme je me le suis déjà promis.

Ce qui les amuse beaucoup aussi, c’est de lire les noms bizarres inscrits sur les objets et meubles. Je n’y vois que des bons côtés : entre les ASKVOLL, HEMNES, SINNLIG, KNIPSA et autres KLIPPAN, ils peuvent parfaire leurs compétences en lecture et en élocution.

Et puis, manger des boulettes à Ikea pour finir par une tarte aux Daims, n’est-ce pas là le summum de la gastronomie en culottes courtes ?

Bref, pour occuper les (demi) journées pluvieuses, Ikea reste un très bon plan.

Sauf que, parfois, ça va un peu trop loin dans la simulation de vie réelle.

J’ai pu en faire les frais la dernière fois : j’étais en train d’examiner un panier en osier lorsque j’ai vu mon fils, à quelques mètres de là, commencer à descendre son pantalon sur ses chevilles (pas son slip, Dieu merci). Il s’est ensuite tranquillement assis sur les toilettes qui lui faisaient face, avant d’attraper le premier magazine qui traînait par là (en suédois, donc) et de le feuilleter, d’un air le plus naturel du monde.

J’ai bien essayé de faire celle qui ne voyait/n’entendait/ne comprenait pas lorsque la dame du magasin s’est écriée bien fort : « À qui est cet enfant ? ».

Un instant, je me suis même dit que je pourrais me cacher dans une cabine de douche. Ou peut-être dans le tambour d’une machine à laver (un instant, seulement).

Lorsque la dame a répété, encore plus fort : « À qui est cet enfant qui pète avec sa bouche pour faire semblant d’évacuer ses petites affaires sur des toilettes de démonstration ? », j’ai sérieusement envisagé de quitter le magasin ni vu, ni connu.

Quand ma fille a accouru vers moi en disant « Maman, maman, y’a la dame qui t’appelle, là-bas ! « , je n’ai plus eu le choix : j’ai dû assumer.

En avançant vers ma sentence, je répétais en boucle dans ma tête que le ridicule ne tue pas et que tout ce qui ne tue pas rend plus fort.

Arrivée devant mon fils qui me regardait les yeux brillants de fierté, je lui ai dit : « Chéri, arrête tes bêtises, voyons ! Allez, on y va ! ».

Puis j’ai dessiné un petit sourire sur mes lèvres à l’attention de la dame. Pas crispé du tout, du tout, le sourire.

C’est alors que j’ai découvert la moue outrée de la femme : mâchoires tendues et lèvres pincées, on aurait dit qu’elle en avait avalé sa bouche.

Cela a été plus fort que moi, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter : « Et n’oublie pas de tirer la chasse en partant ! ».

En tournant les talons, j’ai vu que la brave dame s’était pétrifiée de surprise. Et de consternation.

Nous n’avons pas demandé notre reste et sommes partis. En courant !

Emma (qui n’a pas encore osé aller vérifier si la dame était toujours dans la même position)

Et les vôtres ? Fans d’Ikea ou pas ?

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