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Blablas au rhum

Le Kayak et moi, c’est n’importe nawak !

Vous le savez peut-être, mais les grands moments de solitude et moi, ça ne fait qu’un. Comme ce jour où j’ai voulu faire du kayak. Et, comme tout le monde le sait, kayak rime avec arnaque, démoniaque et n’importe nawak.

On m’avait dit : « tu vas voir, c’est facile, un coup de pagaie à droite, un autre à gauche, ça glisse tout seul ». Mouais. Sauf que c’est ma dignité toute entière qui a glissé, comme un piéton sur une peau de banane : à voir comment je tournais en rond dès la 1ère minute, j’ai vite compris que c’était la plus belle arnaque du siècle.

En fait, je crois que le problème venait du bateau. Comment expliquer sinon que cet engin fasse l’extrême inverse de ce que je lui ordonnais ? À un moment donné, au milieu d’un « rapide » systématiquement engagé à l’envers (au moins, je ne voyais pas ce qu’il se passait), je me suis même dit que mon kayak était doté d’une vie propre, qu’une espèce de petit démon parfaitement perfide avait élu domicile en son sein. Oui, c’était ça : un kayak démoniaque.

Le pire a été quand j’ai perdu ma pagaie. Évidemment, le kayak démoniaque a continué sa vie et, comme il semblait préférer la terre à l’eau, est allé s’échouer contre la rive. Je me suis donc retrouvée à tenter de faire avancer le maudit bateau avec mes petites mains (percluses d’ampoules) pour tenter de récupérer la pagaie. Mais, c’était comme monter un escalator descendant. Ou comme lorsque j’essaye de faire le Moonwalk : je faisais du sur place.

Pourtant, j’ai bien dû réussir à bouger un peu parce que, tout à coup, j’ai entendu un gros boum : nous venions de percuter une autre embarcation. Là, mon fils (oui, il était avec moi dans le bateau, mais comme il ne servait à RIEN depuis le début de ce calvaire, je n’ai pas jugé utile de le mentionner) – ou devrais-je dire le Judas qui me sert de fils – a cru bon d’expliquer la situation : « Désolé, mais ma mère n’est pas faite pour le kayak ». Le père de famille, dans un élan de solidarité (ou de pitié ?), a tenté de me défendre : « Elle t’a emmenée jusqu’ici, c’est pas mal déjà ». Je lui ai souri en récupérant la pagaie qu’il me tendait. Et me suis bien gardée de lui confier que j’avais mis plus de 2h30 à accomplir cet exploit (au lieu des 1h30 annoncées). Non, vraiment, le kayak et moi, c’est n’importe nawak.

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