Illusion d'optique - Humour
Blablas au rhum

La technique de la feinte ou l’art de tromper son cerveau.

Je ne suis jamais aussi en forme que lorsque je fais une insomnie.

J’ai beau n’avoir dormi que quelques heures, j’ai beau avoir joué les bergères toute la nuit et compté des troupeaux entiers de moutons – bien assez pour équiper un village entier de pulls moches de Noël – le lendemain, je suis aussi fraîche que Heïdi (oui, j’avais envie de rester dans la thématique).

Alors, la question que je me pose est la suivante : est-ce que je fais vraiment des insomnies ? Ou bien suis-je en train de dormir et de rêver que je fais une insomnie ?

Autrement dit : est-ce que je dors en rêvant que je ne dors pas ?

Question cruciale, n’est-il pas ?

Alors, je vous vois venir, vous et votre esprit taquin, vous allez me dire que je me fais un peu beaucoup de nœuds au cerveau pour pas grand-chose.

Eh bien, vous vous trompez.

Car, comme je vous le disais plus haut, cette question – et, surtout, la réponse qu’elle appelle – sont de la plus haute importance.

Car, si je suis capable de tromper mon cerveau la nuit dans de pareilles circonstances, je dois être capable de le feinter dans d’autres (circonstances) beaucoup plus utiles.

Je m’explique :

Je pourrais, par exemple, faire l’inverse : faire croire à mon cerveau que je dors alors que je suis en train d’ajouter 10 000 nouveaux mots à l’un de mes textes.

Je pourrais très bien faire du sport tout en convainquant mon cerveau que je larve sur mon canapé devant un épisode de Years and Years.

Je pourrais aussi prétendre que ces carottes même pas assaisonnées sont, en réalité, de délicieuses barres chocolatées.

Ou que mon fils, qui est en train de piétiner et de hurler de rage, là, juste devant moi, est, en fait, en train de fredonner une douce berceuse à mes oreilles, pleine de je t’aime et de bisous dans le cou.

En fait, je réalise que je détiens potentiellement un super pouvoir méga puissant.

Puis je relis cet article. Et je me dis que, finalement, ces insomnies, je les fais peut-être vraiment.

Emma (qui repart feinter son cerveau au lit).

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