Randonner à la campagne - Randonner avec des enfants - Visiorando.com
Blablas au rhum

J’ai testé la randonnée à la campagne avec mes enfants

En ces jours ensoleillés et déconfinés, je suis sûre que, comme moi, vous vous dites que ce serait bien de dénicher une randonnée à la campagne pour s’aérer sans avoir l’impression d’être sur une autoroute en plein mois de juillet.

Ça tombe bien, j’ai the bon plan pour vous : le site www.visorando.com

Visorando, c’est le site qui vous permet de trouver une randonnée selon différents critères tels que la durée, la difficulté, le type de randonnées (à pied, en vélo, en cheval, etc) à proximité d’un point géographique que vous définissez. Chaque itinéraire de randonnée est accompagné d’un descriptif précis, d’une carte au 1:25000 (IGN pour la France) et souvent de photos. Le traceur GPS permet de suivre très précisément votre parcours.

Et, cerise sur le gâteau, vous pouvez cocher l’option « retour au point de départ » pour ne sélectionner que les randonnées qui font une boucle. Car, je ne sais pas ce qu’il en est de vous, mais j’ai horreur, une fois arrivée au bout, de devoir me coltiner tout le trajet une deuxième fois en mode retour. Pour moi, c’est un peu comme revoir un film à l’envers (et les spoils : très peu pour moi) !

Le site se décline en application bien pratique une fois sur place.

Maintenant que je vous ai exposé le fonctionnement général de cet outil, laissez-vous raconter mon expérience du week-end dernier :

Étant un peu phobique des gens en ce moment, nous avons choisi une randonnée de 8 km en plein milieu de la campagne pour pouvoir se balader, peinards, sans devoir penser distanciation physique, masques et autres réjouissances d’actualité.

Nous voilà donc partis tous les quatre avec nos deux enfants.

Mais qui dit campagne, dit… animaux !

Parmi eux, une espèce particulière dont je suis complètement phobique (oui, je suis très phobique comme fille) : les chiens. J’ai toujours été terrorisée par les gros chiens qui aboient ; ou pire, ceux qui grognent.

Et notre périple nous a amenés à en croiser une bonne douzaine. Tous enfermés, rassurez-vous, mais c’étaient déjà bien trop d’émotions pour mon petit cœur.

Comme je ne veux pas transmettre ma peur à mes enfants, je me suis forcée à faire bonne figure à chaque fois : sourire crispé et démarche de robot, on aurait dit Bree Van de Kamp apercevant un mouton de poussière voler dans le dos de ses invités.

À la campagne, il y a aussi – je vous le donne en mille – des… insectes !

Et les insectes, c’est la phobie de ma fille. Elle, elle n’a fait aucun effort pour dissimuler ses angoisses, si bien que notre trajet a été tout du long ponctué de cris hystériques et de bonds épileptiques. Le point culminant étant ce moment où mon fils, pour lui faire une blague, a déposé sur son épaule une fleur de bouleau en lui faisant croire qu’il s’agissait d’une chenille. Je pense que ses cris de terreur ont fermé le clapet de tous les chiens alentours qui ont dû partir se réfugier dans leur niche, gémissants et la queue entre les jambes. Ça m’a bien rendu service, ceci étant.

Mon fils, quant à lui, n’a peur de rien. Mais il a toujours faim. Au bout d’un quart d’heure de marche, il a commencé à enchaîner les « C’est quand qu’on mange ? », charmant dérivé du célèbre « C’est quand qu’on arrive ? ». Nous avons rapidement saturé, puis capitulé au bout du deuxième kilomètre : pour calmer son ventre, nous lui avons filé au compte-goutte ce que nous avions prévu pour son pique-nique. Nous nous sommes également dit que, la bouche pleine, ce serait plus compliqué pour lui de se plaindre.

Grave erreur ! Il semble que plus mon fils mange, plus il a faim ; une histoire de croissance sans doute. Et parler (râler) la bouche pleine ne lui pose absolument aucun problème : je ne félicite pas ses parents.

Mis à part ces légers contretemps, la randonnée était superbe : nous avons cheminé parmi les vignes, les sous-bois, les champs et les prairies, en découvrant quelques magnifiques points de vue au passage. Nous avons même eu le privilège de faire l’étoile de mer au milieu d’un océan de fleurs. Les paysages étaient variés et les petits oiseaux – et leurs chants bucoliques – au rendez-vous.

Ça m’a un peu rappelé cette jolie promenade que nous avions faite pour aller cueillir des jonquilles.

L’application Visorando est d’une utilisation enfantine et, avec le tracé GPS, impossible de se perdre : on sait toujours très exactement où l’on se situe.

Bref, ce fut un grand bol d’air frais plus que bienvenu en ces temps troublés.

Petit conseil : vérifiez bien en sélectionnant votre randonnée d’en choisir une ne comportant pas trop de tronçons sur route (chemin blanc sur la carte) ; avec le soleil qui tape, le goudron peut vite devenir cuisant en plus d’être lassant.

Alors, prêts à enfiler vos chaussures de rando pour une splendide randonnée à la campagne ?

Un commentaire

  • Le monstrothécaire

    J’aime. X)

    T’as de la chance, on n’a pas de belles randonnées à faire dans notre coin du monde. On a tenté d’emprunter ce weekend un « chemin d’aventurier » dans les bois. Finalement, on a terminé en partie de tennis avec les moustiques.

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