Une cabane improvisée par mes enfants avec couverture et coussins - Peur enfants - Enfants - Inquiétudes enfants - cabanes
Blablas au thé

Des cabanes ambulantes

Mes enfants ont une passion pour les cabanes.

Depuis le confinement, ce n’est plus une passion, c’est un véritable culte.

Dès qu’ils ont cinq minutes de libre, ils construisent une cabane.

Et pas une petite cabane. C’est de la cabane de compétition avec tout ce qui leur tombe sous la main.

Évidemment, ils font ça dans la maison.

Chaque jour, la cabane se déplace et change de forme, un peu comme le Château ambulant de Miyazaki.

Avant-hier, ils avaient noué les rideaux de leur chambre entre eux avec des pinces à linge.

Hier, ils s’étaient cloîtrés dans la salle de bain – dans la baignoire plus précisément – et avaient procédé à un savant montage de coussins et de couettes.

Là, ils ont pris possession du salon en déplaçant le canapé pour le mettre à proximité de la bibliothèque, puis ils ont relié les deux par des plaids et couvertures qu’ils ont glissés sous les livres.

Et puis, sait-on jamais, en cas d’attaque nucléaire, de bombardements terroristes, d’invasion extra-terrestre, ou, je sais pas, moi, de contamination par un virus hautement contagieux et dangereux, ils font provision.

C’est ainsi qu’ils déménagent quasiment toute la maison à l’intérieur de la cabane. Enfin, pas toute la maison. Plutôt tout ce qu’ils jugent indispensable.

Comme ils sont bien plus malins que nous, point de papier toilette ou de pâtes dans la cabane (ou de lingettes désinfectantes ! Vous avez réussi à en trouver, vous ?) : non, ils meublent leur petit abri douillet de jeux de société, de livres, de peluches et, bien sûr, de cartes Pokemons.

C’est qu’il y a des priorités dans la vie !

Ma fille, hier, avait emporté sa boîte à lettres, celle dans laquelle elle glisse tous les messages et cartes postales de ses copines. Elle les relisait en serrant, contre elle, ses deux poupées de chiffon, Anna et Elsa.

Dans le contexte actuel, je me demande d’où ça peut bien venir, ce désir de se surprotéger dans un cocon comme cela ? J’ai peut-être une petite idée, tout de même.

Toujours est-il qu’on laisse faire : si ça leur fait plaisir, si ça les rassure, pourquoi les en empêcher (surtout qu’ils sont sympas : ils rangent tout après) ?

Et puis, surtout, on leur rappelle qu’ils ont deux cabanes toujours à leur disposition : celles de nos bras avec une réserve inépuisable d’amour à l’intérieur.

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