Accrobranches - Fun tour - Tyroliennes - Enfants- Maman
Blablas au rhum

Comment j’ai survécu (de peu) à un accrobranche !

Je crois que je suis un peu comme Jean-Michel Blanquer : je n’apprends pas de mes erreurs. C’est ainsi qu’après le kayak, je me suis retrouvée dans… un accrobranche.

D’abord, c’était facile : nous avons commencé par les parcours bleus et je me suis même payée le luxe de faire la maligne : à un moment donné, il fallait progresser à califourchon sur un tonneau et je me suis découverte Calamity Jane (version saloon) à pousser des Yihaaaaa en faisant tournoyer ma casquette. Même si je préfère quand même l’avoir dans mon verre qu’entre mes jambes, le tonneau (enfin, son contenu).

Jusque là, l’accrobranche, je maitrisais.

Ça s’est compliqué au premier saut de Tarzan (comme son nom l’indique, on se jette au moyen d’une corde dans un filet en forme de toile d’araignée). J’ai alors réalisé qu’une Jane sommeillait en moi. Jane Recommenceraiplusjamaisplutotcrever. Je me suis écrasée dans la toile comme un moucheron sur un pare brise.

Le clou de la journée a été la fun tour, que j’ai renommée pour l’occasion la fuck tour. Car ladite tour permettait d’accéder à un parcours de tyroliennes. En hauteur (forcément). À 13 mètres du sol (évidemment). Et là, je me suis sentie tour à tour Jeanne d’Arc, Jane Birkin et Jeanne Calment. J’ai d’abord entendu des voix et elles étaient toutes d’accord : «non, n’y vas pas, tu vas te ratatiner au sol. Fuis, fuis, fuis ! ». Alors, d’une toute toute petite voix, j’ai bafouillé : «euh, j’ai une peu peur. Est-ce que je puis redescendre ? ». Je peux vous assurer que, lorsque j’ai fait demi tour sous le regard consterné de mes enfants, je me suis sentie vieille, mais vieille… Alors, je me suis ressaisie : j’ai décidé d’exiler ma peur et d’aller plus haut que ces montagnes de douleur. Et là, ce n’est pas un coup de foudre au match de volley ball que j’ai ressenti, mais un coup de foudre pour les arbres, la nature, le vent dans les cheveux et les gentils insectes qui se fracassent dans la face, en un mot : pour les tyroliennes (deux Jeanne se cachent dans ces deux dernières phrases : le premier qui les trouve gagne l’award des jeux de mots les plus pourris et des références les plus douteuses).

Bref, je reviendrai.

Comment ça, vous me trouvez schizophrène ?

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