Une femme embrasse ses gants de boxe
Blablas au rhum

Baston

Ce matin, je me suis battue.

À mains nues, qui plus est.

Ce matin, j’ai lutté de toutes mes forces, j’ai bataillé ébouriffée, suante et haletante. J’ai livré combat pour ne pas céder devant l’adversité.

Elles étaient deux. Deux à se dresser contre moi. Deux à tenter de me mettre à terre.

Larges et pesantes, elles ont tenté toutes les feintes pour l’emporter et j’ai bien cru devoir ployer le genoux devant tant de puissance.

À un moment, elles ont même failli m’engloutir, l’une m’écrasant de son poids, l’autre m’étouffant de son ampleur.

Mais j’ai tenu bon. J’ai serré les dents et j’ai fait face. J’ai retroussé les manches, j’ai repoussé, tiré, empoigné et secoué.

J’ai juré comme une charretière aussi.

À la fin, j’avais perdu quelques litres de transpiration, mon brushing bien lisse, ma patience et une bonne dose de dignité.

Mais j’ai vaincu.

Ce matin, je me suis battue.

Contre ma couette et sa housse.

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